Empreintes

Durant cette période de formation, Frédéric Back choisit souvent de représenter le rapport des hommes et des femmes à la terre et aux bêtes. Les chevaux sont encore, à cette époque, un moyen de transport courant et une force de travail aux champs; il s'applique à les dessiner dans tous leurs efforts. Lorsque le cirque passe à Rennes, Frédéric Back va dessiner parmi les cages aux lions et les éléphants enchaînés. Il se rend aussi aux abattoirs pour crayonner, dans un mélange de fascination et de révolte, les techniques de boucherie et la vie qui s'en va. D'ébauche en croquis, d'esquisse en peinture, sa compassion grandit avec la maîtrise de son art. Esthétique et émotion se confondent. À la fin de ses études, encouragé par son maître, il continue de parcourir et de peindre la Bretagne, l'Alsace et, plus tard, le Canada. Les paysages qu'il traverse et représente sont une source d'inspiration sans cesse renouvelée: la forme des clochers, la couleur des forêts, le mouvement des saisons, la beauté du geste. Frédéric Back dessine les traits d'un monde changeant qu'il a appris à aimer. Le respect de la terre et celui de la vie, pour les défendre, il sent qu'il doit les dessiner.