L'illusion du progrès
« Nous sommes plus de six milliards sur une planète miraculeuse, égarée dans un néant sans fin », et au lieu de tout faire pour préserver ce paradis terrestre, nous rivalisons dans sa destruction. Frédéric Back ne peut rester insensible à cette tragédie universelle : c'est contre « cette course spectaculaire mais insensée vers l'abîme » qu'il s'est levé et continue de militer. En 1971, il écrivait : « Pas un journal, pas une télé qui fasse une chronique de la pollution à l'égale de celles des sports, ou de la Bourse. On laisse le public vasouiller dans son ignorance, dans son dédain de la Nature, dans son empoisonnement progressif, dans sa consommation. » Il reprochait aux gouvernements de n'agir que par demi-mesures, sans remettre honnêtement en question leur définition du Progrès et les conséquences sur l'environnement d'une société de consommation. Aujourd'hui, les organisations qui continuent ou commencent à lutter reprennent les paroles de Frédéric Back, s'armant de ses dessins, de ses affiches et de ses films, devenus tristement prophétiques.
