TEXTILE
Nom donné à toute étoffe ou matériau
réalisé à partir de fibres ou de filaments naturels, chimiques
ou de matériaux textiles. L'industrie textile rassemble de
très nombreux métiers tout au long d'une chaîne de transformation
allant des matières premières au produit fini. La première
étape consiste en la transformation de matières premières
issues de fibres naturelles, artificielles ou synthétiques
en fils.
ORIGINES DES FIBRES TEXTILES
1. Les animaux
On désigne par laine les fibres
du mouton ainsi que les fibres d'autres animaux (mais dans
ce dernier cas, on appelle toujours ces textiles par leur
nom) : la chèvre angora, dont les fibres de toison sont désignées
par « laine mohair »; le lama, dont les fibres de toison sont
désignées par « alpaga »; le lapin albinos ou lapin angora,
dont les fibres de toison sont désignées par « Angora »; la
chèvre du Cachemire, dont les fibres de toison sont désignées
par le même terme; etc. La laine est utilisée dans tous les
domaines du textile : tricot, vêtements tissés, chaussants,
tissus d'ameublement, tapis et autres.
La soie est une fibre textile d'origine animale.
Elle est issue du cocon produit par le ver à soie. La technique
permettant de produire la soie date de 2 500 ans av. J.-C.
et vient de Chine. L'élevage des vers à soie est appelé sériciculture.
À partir du XIXe siècle, on utilise le crin pour doubler et raidir les cols des uniformes militaires,
les sacs et les chapeaux. Dès 1840, il sert à confectionner
les jupons. Le crin se commercialise en tissu ou en bande.
C'est un tissu rigide, léger et solide. Il s'utilise aussi
pour créer des effets de volume ou pour garnir les costumes
et les coiffures.
2. Les plantes
Le coton est une fibre végétale qui entoure
les graines d’un arbuste communément appelé cotonnier. Depuis
le XIXe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation
et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près
de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).
Les fibres du lin cultivé permettent de faire
des cordes du tissu ou, plus récemment, des charges isolantes
pour des matériaux de construction. La fibre de lin a la particularité
d'être une fibre longue (plusieurs dizaines de centimètres),
par rapport aux fibres courtes (le coton) ou moyennes (la
laine).
Le chanvre cultivé est une plante annuelle.
Les fibres de la tige servaient à confectionner des vêtements
en Chine 600 ans avant J.-C. et en Europe au Moyen Âge. Les
vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de
mélanges de chanvre et de lin. Au début du XXe siècle, en
Europe, les fibres de chanvre furent remplacées par le coton,
originaire des États-Unis. Plus récemment, ces fibres résistantes
et à portée de main ont servi à fabriquer des vêtements militaires
lors des deux guerres mondiales. À la fin de la Seconde Guerre
mondiale, elles ont été remplacées par des fibres synthétiques,
au tissage plus régulier.
Le caoutchouc est un matériau qui peut être
obtenu soit par la transformation du latex naturellement sécrété
par certains végétaux (par exemple, l'hévéa), soit de façon
synthétique. À la fin du XVe siècle, les Européens commencent
à observer, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, l’usage
que font les populations autochtones d'une matière alors inconnue
en Europe : balles, bottes, toiles enduites, bouteilles...
3. Les fibres synthétiques
Les fibres synthétiques servent essentiellement à fabriquer
des vêtements. Pour fabriquer des fils synthétiques, on utilise
des polymères. Ces chaînes de molécules sont fondues pour
ensuite être transformées en fils. La première fibre plastique
commercialisée en 1938 est le nylon depuis de nombreux tissus
synthétiques ont fait leur apparition, entre autres les fibres
acryliques, l'aramide, l'oléfine et le polyester.
Le nylon est une matière plastique de type
polyamide utilisée comme fibre textile. Tissé avec un fil
plat non texturé, il sert pour les doublures, les blouses,
les tabliers, les vêtements de sport, les imperméables, les
jupes et les chemises plissées et la lingerie. Tissé avec
un fil texturé, il sert pour les bas, les collants, les chaussettes,
les cols roulés, les maillots de bain, etc.
Le polyester est la fibre synthétique la
plus produite dans le monde. Il sert notamment à la confection
de vêtements de sport et de maillots de bain. On le mélange
souvent à d’autres fibres, en particulier le coton.
L’acrylique est une fibre dont on se sert
pour imiter ou remplacer les laines, notamment le cachemire.
Il s’agit d’une fibre très légère, agréable à porter qui ne
craint pas les intempéries.
Le spandex (appellation commerciale : Lycra)
est une fibre de polyuréthane qui s’étire aisément et qui,
même très ajustée, ne gêne pas les mouvements. On l’utilise
dans la fabrication des vêtements de sport, des soutiens-gorge
et des maillots de bain. On utilise la fibre oléfine dans la fabrication des vêtements de sport, des doublures
et des vêtements chauds. Hydrophobe, elle assure un séchage
rapide.
La fibre ingéo est produite à partir du maïs.
C’est un exemple de fibre synthétique fabriquée de façon propre,
car tout au long de sa chaîne de production, elle est fabriquée
dans le respect de l’environnement. Elle conjugue les qualités
d’une matière naturelle avec les avantages d’une matière synthétique :
elle régule l’humidité, absorbe peu les odeurs, résiste aux
UV et présente une faible inflammabilité.
Le lurex est une fibre métallique dont on
se sert pour embellir un vêtement.
4. Les minéraux
Les textiles comportant de l’amiante servent à plusieurs
usages : sangles, garnitures de friction, isolants d’appareils
thermiques et électriques, écrans de soudeur, rideaux de
théâtre.
On a recours à la fibre de verre pour la
fabrication des tenues spatiales, des planches à repasser
et des couvre-matelas, des cordes et des câbles, des fibres
de renfort pour les matériaux composites, de certains filets,
des tissus ininflammables et des tissus de protection, des
fibres qui bloquent le passage du bruit, du feu, du froid,
etc.
Les fibres, rubans et fils métalliques ont plusieurs usages, notamment la fabrication de toile
d’or et de bijoux. Le grillage métallique est un tissu grossier
fait de fil d’acier dont on se sert pour la construction.
Dans le passé, tous les textiles étaient faits de fibres
naturelles animales, végétales ou minérales. Au XXe siècle,
on y a ajouté des fibres artificielles à base de pétrole.
De la gaze la plus fine à la toile la plus résistante, chaque
textile présente une résistance et un degré de durabilité
qui lui est propre. L’épaisseur relative des fibres d’une
étoffe se mesure en deniers ou en tex. Les microfibres se
composent de fibres constituées de fils, dont l’épaisseur
est inférieure à un denier.
TRANSFORMATION DES MATIÈRES PREMIÈRES EN VÊTEMENTS
Tissage
Le tissu est obtenu par tissage, résultat de l'entrecroisement,
dans un même plan, de fils disposés dans le sens de la chaîne
et de fils disposés, perpendiculairement aux fils de chaîne,
dans le sens de la trame. Le liage obtenu entre ces fils
de chaîne et de trame se définit comme étant une armure.
Tricot
Le tricot est une technique permettant de produire une étoffe
à partir d'un fil continu de laine ou d'autres fibres textiles.
Le tricot se pratique à la main, le plus souvent avec deux
grandes aiguilles dont le diamètre varie selon la grosseur
du fil utilisé et la grosseur des mailles désirées, mais
il peut aussi être réalisé à l'aide d'une machine à tricoter,
même s'il n'est plus question de tricotage dans ce cas.
Travail au crochet
Un crochet est une sorte d'aiguille munie à une de ses extrémités
d'une encoche permettant de retenir le fil avec lequel il
est possible de réaliser divers ouvrages en mailles. Le
terme désigne aussi, par extension, l'ouvrage (dentelle,
guipure, napperon, etc.) réalisé à l'aide de cette aiguille.
Réaliser un ouvrage au crochet se dit crocheter.
Tressage
Faire une tresse ou une natte est une manière d'assembler
par entrelacement des fils ou des faisceaux de fils. C'est
une technique de tissage utilisée dans la confection de
cordes. La tresse la plus connue comporte un entrelacement
de trois fils ou faisceaux de fils.
Nouage
Opération de tissage qui consiste à nouer les fils d'une
chaîne terminée à ceux de la chaîne nouvelle qui lui succède,
les premiers restant passés dans les lames et entre les
dents du peigne.
TRAITEMENTS DES TISSUS
Les techniques d'ennoblissement ont pour but de modifier
les propriétés du textile « brut ». Une fois les textiles
préparés (flammage, désencollage, etc.), ils peuvent recevoir
un traitement de teinture ou d'impression.
Teinture
Une teinture est un colorant absorbé par le support et qui
se mélange à sa couleur initiale, au lieu de la recouvrir
comme un pigment. Par exemple, un tissu bleu plongé dans
un bain de teinture jaune deviendra vert, par combinaison
du bleu et du jaune. Le principe de la teinture nécessite
un produit colorant, un fixateur et de l'eau.
La teinture permet d’obtenir des textiles de presque toutes
les couleurs. On crée des motifs colorés en tissant ensemble
des fibres de différentes couleurs, en ajoutant des points
colorés au produit achevé (broderie), en recouvrant les
parties à imprimer d’une substance (cire, paraffine) qui
les protège de la teinture (procédé de réserve), en nouant
l’étoffe à teindre en différents endroits pour jouer sur
la densité de la couleur (chinage par teinture), en masquant
avec de la cire les parties non teintes (batik) ou en ayant
recours à divers procédés d’impression sur l’étoffe.
Impression
Opération par laquelle on transfère sur un support
les caractères et les illustrations disposés dans les formes,
les dessins préparés sur les planches, les cylindres ou
les pierres lithographiques; dessin, motif reproduit par
ce procédé.
Une robe avec des impressions à fleurs.
L’impression à la planche est un procédé artisanal
qui consiste à sculpter les motifs dans une planche qu’on
applique ensuite sur l’étoffe.
Broderie
La broderie est un art de décoration des tissus qui consiste
à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de
fils.
Blanchiment
Ce procédé consiste à retirer au tissu sa couleur d’origine
en y appliquant des produits chimiques ou en l’exposant
au soleil. L’étoffe devient alors pâle ou blanche. Les azurants
optiques agissent en se déposant sur les vêtements durant
le lavage pour améliorer la luminosité des tissus clairs.
En fait, ils rendent visibles les UV invisibles, intensifiant
ainsi la perception de blancheur des textiles. Leur efficacité
varie en fonction du type de tissu et de leur concentration
dans l'eau de lavage. Leur effet est cumulatif, de sorte
que les nouveaux tissus présentent une fluorescence accrue
après plusieurs lavages.
Empesage
Imprégnation d'empois (produit à base d'amidon) pour donner
de la raideur à un tissu. On applique parfois au tissu fini
un traitement d’empesage, qui en accroît la tenue et la
résistance aux faux plis, ou d’imperméabilisation, qui le
rend lisse et empêche l’eau ou d’autres liquides de l’imprégner.
Depuis les années 1990, on a recours aux agents de finissage
pour renforcer les tissus et les rendre infroissables.
Imperméabilisation
Le procédé d’imperméabilisation des tissus par adjonction
d'une matière obtenue par dissolution du caoutchouc dans
un solvant (du naphte porté à ébullition) constitue la dernière
étape de l’apprêtage des textiles. C'est un processus additif,
car on ajoute aux textiles des substances qui modifient
leurs caractéristiques spécifiques. L'imperméabilisation
peut se faire en enduisant la substance que l'on veut protéger
de caoutchouc (caoutchoutage), de liège pulvérisé, de certains
hydrocarbures solides (paraffine, etc.), de produits à base
d'huile (toiles cirées) ou de goudrons (toiles et papiers
goudronnés). L'imperméabilisation peut être obtenue par
électrolyse.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Textile
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