À la production

Hubert Tison

Formé aux Beaux-Arts de Montréal, Hubert Tison avait acquis une formation en animation à Zurich et à Londres et fait un stage à l'O.R.T.F. à Paris. C'est lui qui a réalisé les premiers films d'animation vraiment professionnels faits à Radio-Canada en 1965.

[Document: D_1749]

[Illustration] Caricature de Frédéric Back pour demander à voir Hubert Tison.

« Hubert Tison est bien plus qu'un producteur. Il est plutôt un participant, un co-réalisateur, dont les critiques, les commentaires et les encouragements m'apportent une vision différente, me stimulent pour parvenir à des résultats plus intéressants. Enfin ses connaissances techniques sont extrêmement précieuses et efficaces pour toutes les opérations finales de montage, de sonorisation, de transfert et de mixage. On a trop tendance à m'accorder tout le crédit pour le mérite que mes films peuvent avoir, mais en réalité leurs qualités sont le fruit de notre exigence et de nos confrontations amicales. Je suis persuadé que beaucoup de réalisateurs iraient plus loin dans leurs résultats s'ils avaient auprès d'eux un producteur ayant les connaissances techniques et l'exigence artistique que possède Hubert Tison. Du scénario initial au mixage final, son influence passionnée, optimiste, cinématographique, a marqué tout ce que j'ai pu faire. »

[Document: D_1750]

[Illustration] Caricature de Frédéric Back à Hubert Tison quand Tout-rien ne remporta pas l'Oscar®.

« Pour moi comme pour Hubert Tison d'ailleurs, la qualité du scénario, la qualité du message, sont les éléments les plus importants du film. Les qualités artistiques et techniques ne servent qu'à l'enrichir, à le porter plus haut, plus loin, mais à la base il y a un idéal qui cherche à se communiquer et qui motive tout le reste. »

[Document: P_1116]

[Illustration] Hubert Tison en coach de Frédéric Back qui peine au film Le fleuve aux grandes eaux, caricature de Frédéric Back.

« L'intervention particulièrement importante de Hubert Tison dans le scénario et les suggestions au montage ont été bénéfiques pour équilibrer les aspects positifs et négatifs du film Le fleuve aux grandes eaux. Il insistait beaucoup sur l'illustration de la beauté du fleuve, ce que j'ai essayé de représenter le mieux possible. »
F.B. (propos repris de Asifa-Canada, vol. 21, no 4, Décembre 1993)

[Document: D_1758]

[Illustration] Caricature de Frédéric Back à Hubert Tison.

Témoignage de H. Tison sur F.B

« J'ai connu Frédéric Back lorsque j'étais encore étudiant aux Beaux-Arts. C'était le début de la télévision de Radio-Canada. Continuellement, j'apercevais son nom aux génériques des émissions, qu'elles soient musicales, jeunesses, dramatiques ou variétés. Peintre, illustrateur, décorateur, maquettiste, rien ne semblait l'arrêter, il touchait à tout, toujours dans un esprit innovateur. J'ai réellement connu Frédéric Back des années plus tard quand je présentai à la direction de Radio-Canada l'idée d'une section d'animation qui regrouperait tous les talents déjà sur place et qui soit équipée d'une installation professionnelle. Invité à se joindre à ce studio, Frédéric Back accepta et nous nous sommes alors liés d'amitié, nos ambitions étant les mêmes. Frédéric entreprenait une nouvelle carrière et était bien décidé à se consacrer entièrement au cinéma d'animation. Depuis ce jour, j'ai partagé l'évolution et la production de ses projets, en lui apportant toujours le maximum d'appui à tous les niveaux. Tous ses films ont obtenu un succès international considérable. Il a participé d'une manière spectaculaire à réaliser une partie de mes rêves. Je lui suis reconnaissant et l'en remercie. »
H.T. (propos repris de Asifa Canada, vol. 16, No.1, avril 1988)

[Document: P_0297]

[Photo] Hubert Tison et Frédéric Back au travail.
Photo: André Lecoz

[Document: P_1760]

[Photo] Ghylaine et Frédéric Back avec Thérèse et Hubert Tison en Californie.