La narration

Le fait d'ajouter un texte aux images cause beaucoup de problèmes pour la distribution internationale. La création d'un texte présente aussi une difficulté considérable et demande énormément de coopération avec les auteurs pour arriver à synchroniser idée-temps-image avec les mots.

Pour L'Homme qui plantait des arbres, l'enregistrement de la voix et les traductions ont posé quelques embûches, mais le récit lui-même était une colonne vertébrale qui structurait le film, inspirait les images et les sons, sans imposer de parallélisme absolu.

[Document: P_1738]

[Photo] Frédéric Back en compagnie de Philippe Noiret, Hubert Tison et Maurice Dubois, 1986.

Pour Le Fleuve aux grandes eaux, c'était au contraire l'image qui guidait la rédaction du texte et les effets sonores. Il était impossible de ne pas ajouter des explications aux images car elles étaient incapables d'illustrer l'immense réalité. La complémentarité entre les images et les mots était un enrichissement nécessaire. La voix humaine crée aussi avec l'auditoire une relation que les sons ou la musique ne parviennent pas toujours à établir.