Canada | Les autochtones de l'Est

Le commerce

Les pêcheurs européens échangeaient des biens manufacturés comme des haches, des couteaux, des chaudrons, des tissus, de l'eau de vie et des fausses perles contre des fourrures. Le poil de la fourrure du castor qui servait à fabriquer des chapeaux, constituait 80 % du commerce. Suivaient les peaux d'orignal, de chevreuil, de caribou, de wapiti et de loup-marin qui servaient à produire du cuir. Enfin les pelleteries qui étaient destinées à l'industrie de la fourrure : visons, hermines, renards, loups, lynx.

Au XVIe siècle, les pêcheurs de morue portugais, bretons, normands et basques affluaient dans le golfe du Saint-Laurent, le long des côtes de Terre-Neuve, du Cap-Breton et du Labrador. Les capitaines des navires morutiers acquéraient alors des fourrures des Amérindiens. On pense que surtout les Montagnais et les Micmacs étaient impliqués dans ce commerce.

En 1534, lors du premier voyage de Jacques Cartier, les navires morutiers et baleiniers affluaient dans le golfe. A ce moment-là, les contacts avec les Amérindiens s'étaient multipliés car les pêcheurs de morue venaient faire sécher le poisson légèrement salé sur les rives. D'autre part, les Basques espagnols, qui détenaient le monopole commercial de la chasse à la baleine en Europe, préparaient l'huile de baleine sur le rivage et se faisaient aider par les Montagnais contre du pain, des biscuits et du cidre. Les pêcheurs et les chasseurs de baleine échangeaient aussi des peaux de martres, de caribous et de loups-marins contre des haches, des couteaux et d'autres objets en fer.

[peinture #62087]
#62087
Tadoussac devint le centre de la traite des fourrures.
1993
Canada, Québec
Illustration de film, crayon couleur, acétate dépoli
Crédit : Frédéric Back, Les Éditions Québec-Amérique et la Société Radio-Canada
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