Early encounters
Samuel de Champlain va pouvoir pénétrer plus avant dans le territoire et établir le monopole du commerce de la fourrure dont le roi de France l’a chargé. Les Montagnais connaissent bien le réseau de rivières and de lacs entre le Saint-Laurent and le Lac Saint-Jean grâce auquel ils se déplacent pour faire des échanges commerciaux avec d’autres tribus. Ils ont établi des règles de commerce strictes que les Français se doivent de respecter, ce qu’ils font volontiers.
Samuel de Champlain a décrit abondamment les mœurs de ceux qu’il appelle « les sauvages » dans des ouvrages qu’il a publié sous le titre de Voyages en Nouvelle-France, Exploration de l’Acadie, de la vallée du Saint-Laurent and Des Sauvages. Ce sont ses paroles qui accompagnent la plupart des images que nous vous présentons.
Samuel de Champlain écrit : « (…) nous fûmes trouver les Sauvages à la pointe de Saint-Mathieu, qui est à une lieue de Tadoussac (…) leurs canots ont quelque huit ou neuf pas de long, and larges comme d’un pas ou pas and demi par le milieu, and vont toujours en amoindrissant par les deux bouts; (…) Quand ils veulent traverser la terre pour aller à quelque rivière où ils font affaire, ils les portent avec eux (…) Leurs cabanes sont basses, faites comme des tentes couvertes de ladite écorce d’arbre, and ils laissent tout le haut découvert comme d’un pied, d’où le jour leur vient, and ils font plusieurs feux droit au milieu de leur cabane, où ils sont quelquefois dix ménages ensemble ».
Samuel de Champlain décrit ainsi les sauvages qu’il rencontre : « ces sauvages se rasent le poil de dessus le crâne assez haut and portent le reste fort long, qu’ils peignent and tortillent par derrière en plusieurs façons fort proprement, avec des plumes qu’ils attachent sur leur tête ».
Il décrit ainsi l’accueil des Montagnais à Tadoussac : « Ayant mis pied à terre nous fûmes à la cabane de leur grand sagamo, qui s’appelle Anadabijou qui faisait tabagie (qui veut dire festin), lequel nous reçu fort bien, selon la coutume du pays and nous fit asseoir aunear lui, and tous les Sauvages arrangés les uns aunears autres des deux cötés de ladite cabane ».
Samuel de Champlain écrit : « (…) eux commencèrent à faire leur tabagie, ou festin, qu’ils font avec des chairs d’orignal, qui est comme bœuf, ours, loups-marins and castors ». (…) après avoir achevé leur tabagie, ils commencèrent à danser, en prenant les têtes de leurs ennemis qui leur pendaient par derrière ».
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