Mémoires de la terre

Documentaire, couleur, réalisé en 2002
Durée : 01:10:00
Réalisateur : Jean Lemire
Animation : Frédéric Back
Narration : Michel Dumont
Caméra : Georges Dufaux, Martin Leclerc, Jacques Bouffard
Caméra sous-marine : Mario Cyr
Caméra d'animation : Claude Lapierre
Directeur de production de l'animation : Hubert Tison
Prise de son : Claude Lahaye, Hubert Macé de Gastines
Montage image : Alain Belhumeur
Conception sonore : Claude Beaugrand
Musique originale et orchestrations : Simon Leclerc en collaboration avec Richard Séguin
Chant : Guujaaw
Producteurs : Roger Frappier, Jean Lemire et Claude Cartier
Participation : James Hart, Frédéric et Ghylaine Back, Guujaaw, Mabel P. Williams

L'idée de départ

Autour de l'an 2000, le cinéaste Jean Lemire propose à Frédéric Back de faire un film documentaire sur lui et avec lui, sur un thème qui lui tient à cœur. Ce dernier choisit « la renaissance de l'art haïda ». Il suggère de mettre en lumière la façon dont ce peuple autochtone se réapproprie son territoire et sa culture ancestrale après les ravages provoqués par la colonisation, les épidémies, l'exploitation forestière et la pêche industrielle.

Le film

Pour ce documentaire tourné aux îles de la Reine-Charlotte, au large des côtes de la Colombie-Britannique, Frédéric Back signe quelques séquences d'animation. À ce jour, ce sont les dernières réalisées selon le même procédé que ses films. Le réalisateur Jean Lemire a choisi de lui faire explorer le territoire du peuple haïda en compagnie de James Hart, chef du Clan de l'Aigle et sculpteur mondialement reconnu. Leur mission : sonder les mémoires de la terre à travers l'art et la mythologie des Haïdas qui, depuis plus de 10 000 ans, ont su capter l'essence de la nature. Comme le légendaire grand corbeau qui a libéré la lune, les deux artistes cherchent à libérer l'esprit du passé afin qu'il nous enseigne la nécessaire protection de la terre ancestrale et de la mer qui l'entoure. Le film se veut une ode à la création et un hommage à la terre-mère des Haïdas : Haïda Gwai.

La production de ce film complexe fut une aventure décevante, selon Frédéric Back : on ne montre pas les jeunes sculpteurs haïdas qui ont œuvré à la réalisation de six totems pendant le tournage du documentaire. Il aurait également souhaité pouvoir travailler sur les séquences de cinéma d'animation dans les conditions dont il disposait autrefois à la Société Radio-Canada.